Mémorial Marcellin La Garde
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11.3 Témoin d'évènements du passé

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Histoire:

MONUMENT MARCELLIN LA GARDE

C'est le 17 janvier 1932 que le Dr Thiry a été désigné en qualité de Président du comité créé au sein de la société Le Vieux-Liège pour que soit élevé un monument à la mémoire de Marcellin La Garde, dans le parc communal de Sougné.

Ce monument a été inauguré le 25 septembre 1932.

Il supporte un bas-relief évoquant la légende du passeur d'eau réalisé par le statuaire Georges Petit.

De part et d'autre du médaillon présentant le visage de Marcellin La Garde se lit : "Conteur du Val de l'Amblève, allia l'amour de la nature à l'histoire de l'Ardenne".

Paul Lepage, dans son livre "Le miroir qui ne flatte point" écrit à propos de ce monument: "

En 1932, au sein du Royal Vieux-Liège, un comité fut chargé d'organiser une manifestation pour célébrer la mémoire de Marcellin La Garde, l'éminent écrivain des Légendes du Val de l'Amblève. Ce comité - dont j'avais l'honneur de faire partie - avait à choisir, parmi quelques maquettes présentées par plusieurs sculpteurs liégeois, celle qui devait le mieux convenir pour un modeste monument à ériger à Sougné-Remouchamps, lieu de naissance de Marcellin La Garde.

Deux projets surtout retenaient l'attention des membres du comité. Ce fut d'abord un superbe bouc bondissant, rappelant la légende du "Champ des macralles", lieu où se livrait le sabbat. L'autre était un bas-relief représentant le naufrage de la barque du "Passeur d'eau de Sougné" au moment d'atteindre la rive gauche de l'Amblève, où l'attendait un mystérieux personnage.

Plusieurs membres du comité se prononcèrent pour le premier projet. C'est alors que j'intervins ; tout en exaltant les qualités artistiques de l'œuvre présentée, j'appris à mes collègues la particularité du sobriquet des gens de Remouchamps (les gatlîs) ; la population de ce joli village n'allait-elle pas se trouver froissée et croire à une mystification malicieuse de la part du comité, en lui rappelant son surnom par l'effigie - en pierre ou en bronze - d'un bouc, aussi majestueux qu'il soit ?

Ce beau projet fut donc écarté et le bas-relief de Georges Petit, professeur à l'Académie des Beaux-Arts de Liège, fut adopté à l'unanimité. On peut en voir la réalisation sur le monument érigé dans le Parc communal.

Le 25 août 1932, le Royal Vieux-Liège inaugura un monument, érigé dans ce parc, à la mémoire de Marcellin La, Garde, né à Sougné, en 1818, l'éminent écrivain des belles légendes du Val de l'Amblève et d'autres régions.

Ce monument, composé d’un amoncellement de gros cailloux tirés du vieux sol ardennais, est comme le symbole des inspirations populaires et raciques des légendes que l'auteur a su traduire avec un charme particulier. Le bloc supérieur porte un bas-relief en bronze, dû au talent du réputé statuaire Georges Petit, et représente, outre l'effigie de Marcellin La Garde, une de ses légendes : Le passeur d'eau de Sougné. Il se fait que le monument se dresse à ·rendrait du parc où le passeur accostait.

La manifestation, où prirent la parole Rodolphe de Warsage, Georges Laport et le D' Louis Thiry - et à laquelle assistaient l'Administration communale, le Royal Vieux-Liège, la, famille de Marcellin La Garde, le Syndicat d'Initiative et la Fanfare locale, se termina par un discours du bourgmestre Lagasse, où celui-ci prit l'engagement de veiller à la protection et à l'entretien du monument et du parc.

Le 27 mai 1980 que le collège échevinal d’Aywaille a autorisé la plantation, par l’association « Sougné-Remouchamps Jeunes », d’un arbre commémorant le 150e anniversaire de l’Indépendance belge, dans le parc communal de Sougné-Remouchamps, à proximité du monument Marcellin La Garde.

Rappelons simplement que la famille La Garde est originaire du midi de la France et viendra se fixer dans le pays de Liège au XVIIIe siècle. C’est d’ailleurs à Liège même que le père de Marcellin voit le jour en 1759. Après les troubles consécutifs à la révolution liégeoise et au changement de régime que connaissent alors nos régions, il achètera, à Sougné, l’ancien couvent des récollets pour 48 000 francs. Ce bâtiment sera désormais l’auberge qui vit naître Marcellin en 1818. Son instruction sera confiée au curé de Dieupart chez qui il fut mis en pension. Nous le retrouvons, alors âgé de 19 ans, à l’université de Liège où il entame, sans enthousiasme, des études de droit. Sa véritable passion c’est la littérature, il quitte les hémicycles universitaires et entre au journal « L’Espoir ».

A 25 ans, il épouse Euphrosine Bon, une jeune femme éminemment cultivée et polyglotte qui deviendra sa collaboratrice et à qui il dictera ses livres. Il entame alors, sans délaisser pour autant sa collaboration avec divers quotidiens, une carrière d’enseignant et sera successivement professeur d’histoire à l’athénée d’Arlon, puis professeur de rhétorique à l’athénée de Hasselt où il reste près de 30 ans.

En 1870, il fonde l’hebdomadaire « L’Illustration Européenne » dont il assume la responsabilité de rédacteur en chef jusqu’en 1888. Il meurt l’année suivante à Bruxelles où il vivait sa retraite.

Parc communal Sougné Remouchamps
Localisation
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Photos anciennes et vidéo : 

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